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Vilnius, mon nouveau paradis

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Mon temps en Lituanie n’aurait pas pu être plus agréable. Pourtant je dois admettre qu’à mi-chemin entre Londres et Vilnius, j’ai commencé à me maudire. Je me suis : “Mais qu’est ce que je suis en train de foutre et pourquoi je suis en chemin pour la Lituanie?”. Je me suis même mise à regretter la chaleur de ma maman (réaction typique quand je fois faire 
face à des situations stressantes). Mais comme me l’a dit Aurelija, mon hôtesse pour cette escapade : “Commencer quelque chose, c’est déjà en faire la moitié!”. Ca a du sens quand on y pense. Faire le grand saut est difficile mais se laisser porter par le flot est facile.

 

Première chose surprenante, il y a bien une chose dont les Lituaniens ne manquent pas, ce sont biens des arbres. En Bretagne, on a 10 cochons par habitant. Ici, ils ont assez d’arbres pour cerner chaque habitant d’une forêt individuelle. D’ailleurs, depuis l’avion, je pouvais discerner des villages tout carrés comme découpés dans de hautes forêts touffues. Mais alors en plein milieu. Ma réaction immédiate de non-lituanienne est : “Mais pourquoi vivre en plein milieu d’une forêt ? Et les loups alors ? On n’a pas peur des loups ici ?”. J’imagine que non.

L’aéroport de Vilnius est assez surréaliste. Depuis l’avion jusqu’à la douane, il faut passer par un véritable labyrinthe qui semble sans fin. Des escaliers à monter par-ci, d’autres à descendre par-là, tout cela pour atteindre un hall d’entrée minuscule, qui devient très peuplé rapidement. J’ai très vite compris que les gens autour de moi se demandaient encore plus ce que je venais faire ici. J’en ai appitoyé du lituanien avec mes grands yeux de voyageur perplexe. Heureusement, la plupart des autochtones de Vilnius sont parfaitement bilingues et toujours prêts à aider des touristes en détresse. J’ai un peu vagabondé dans la ville à la recherche d’auberge de jeunesse et me suis trouvé un lit pour dormir. A peine déballé mes affaires que je reçois un coup de fil d’une amie d’une amie pour aller dormir chez elle, une offre difficile à refuser. Récupérer mon argent auprès du vieux bonhomme de la réception ne s’est pas avérée chose facile. L’homme ne comprenait même pas “bed” ou “night”, j’ai donc dû user de mon talent de mime pour dire : “je m’en vais, je veux récupérer mon argent”.

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Thursday night is Salsa night

Peu après ça, j’ai fait connaissance de la pétillante Aurelija, qui m’a emmenée dans un club de salsa assez classe dans la vieille ville. Un peu désorientée et incrédule, deux heures après avoir atterri à Vilnius, je dansais sur “Un Dos Tres” de Ricky Martin. D’ailleurs, la musique des années 90 semble toujours très populaire ici. J’ai eu la chance de manger mon petit-dej sur la merveille qu’est One and One de Robert Miles, une chanson tout droit revenue de ce temps insouciant qu’est l’enfance.

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Vilnius est une magnifique ville baroque, colorée et pleine de vie. En son centre, on peut se balader dans la plus grande Vieille Ville d’Europe. Ce sont alors des rues bordées de bâtiments baroques et d’églises de toutes les formes et couleurs. Ca monte et ça descend pas mal par là-bas, ce qui donne de nombreuses vues panoramiques sur la ville, de tous les angles, mais donne aussi de terribles courbatures à ceux qui essayent de marcher un peu trop vite. En parlant de marcher, dans la vieille ville, marcher est un véritable défi de tous les moments. Les pavés étant très irréguliers par endroits, il faut vraiment se concentrer quand on marche pour éviter de se tordre les chevilles (Florence, c’est pour toi!). Mais bon, je suis championne tout catégorie de trébuchage inexpliqué, donc ne me prenez pas trop au sérieux (A part toi, Flo).

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View from the tower on top of the Gediminas Hill

Pour ma deuxième soirée à Vilnius, j’ai eu la chance de me joindre à des vrais lituaniens de Klaipeda, amis de mon hôte et camarades de lycée d’Indriga, mon amie de Londres. J’ai tenté de faire la fête comme les locaux mais vite su que je n’avais aucune chance contre eux. Au supermarché, ils ont hésité longtemps à acheter plus que trois grandes bouteilles de Schnapps à 48% pour “l’after-party”, vu qu’on buvait dans les bars jusqu’à deux heures. Cette after-party a consisté, pour une grande part, à se passer la bouteille de l’immondice, comme on passe un joint. Mais vu mon manque d’entrainement ou d’enthousiasme pour la boisson en question, cela paru passer à la vitesse de la lumière. Plus tôt au bar, la serveuse ramenait la même tournée à chaque fois, mais à mon rythme les bières s’accumulaient de mon côté. Mes nouveaux amis Lithuaniens ont été si accueillants, si drôles et si bavards (en anglais). Je ne me suis pas ennuyée une minute avec eux.

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Apparently he shouldn’t have bet for Spain, painful night.

Ma merveilleuse hôte Aurelija et ses amis ont vraiment fait de cette escapade lituanienne un moment inoubliable (à part les moments après le Schnapps). Mais même sans eux, la ville vaut le déplacement pour ses rues pavées, ses innombrables bâtiments baroques et les calmes berges autour de la rivière. On s’y déplace facilement à pied (quand on ne trébuche pas). Pas besoin de plans ou de se triturer le cerveau pour s’y retrouver, faites comme moi, laissez-vous vagabonder dans les rues et vous y trouverez des petits bijous partout. Avec des restaurants pas chers et bons, et moins d’attrape-touristes que la plupart des capitales, Vilnius est absolument parfaite pour un weekend sans prise de tête.

imageMa tête le lendemain de la soirée Schnapps

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Un havre de paix à côté de la rivière 

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Ceci n’est pas une pomme de terre. C’est un Cepollinai, une grosse boule de purée de pomme de terre avec une viande ressemblant fortement à du pâté Hénaff.